Mercredi 13 novembre 2019

Une évidente appréhension de l’avenir (Nahoum 3,1-19)


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Au cas où la destruction de la ville de Ninive occasionnerait encore des doutes dans nos têtes, Nahoum brosse le portrait des outrances et des démesures commises par les habitants de cette ville. Ce chapitre marque la fin de la prophétie de destruction. De surcroît, assure Nahoum, toute résistance est inutile tant cette dernière est vaine face à Dieu. Sur nos écrans, des films de fiction pullulent sur un monde en proie à la dystopie: des sociétés futures injustes où l'être humain est oppressé. Dans ces mondes dystopiques règnent l’injustice et la violence. Pas de recours. Pas de Dieu. Pas de condamnation du méchant. Pas de punition contre la violence. Un monde duquel toute forme d’espérance est abandonnée. Nahoum détruirait par ses prophéties ces mondes dystopiques et les vouerait à l’anéantissement divin. Je ne crois pas que Dieu soit uniquement source d’espérance. Face à cette évidente appréhension de l’avenir, Dieu nous rappellerait avant tout que nous ne sommes pas à l’origine de tout ce qui est. Que la vie, même si son évolution nous est parfaitement connue, demeure un mystère. Que le devenir de la terre, de notre propre vie et de l’univers ne sont pas à la portée de notre entendement. Plus qu’une espérance, c’est aussi cette certitude: nous sommes le fruit de quelque chose de plus grand que nous.

Nadine Manson

Prière: Seigneur, merci d’avoir nanti nos esprits finis du goût de l’infini, merci d’avoir nanti nos désirs temporels du goût de l’illimité.  

Référence biblique : Nahoum 3, 1 - 19

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