Jeudi 14 septembre 2017

Ouvrir sa porte ou creuser un abîme? (Luc 16,25-31)


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Voilà le drame du riche! Au lieu de profiter de son confort pour ouvrir en grand sa porte à Lazare et soulager sa peine, il se replie sur ses richesses – et ce repli creuse un abîme entre lui et le pauvre. Maintenant, à l’heure de vérité, alors que les situations se sont inversées, il ne peut plus ignorer ce fossé – ni le franchir. C’est trop tard. Mais y a-t-il des ‘trop tard’ dans nos vies, avec les autres, ou avec Dieu? «Il n’est jamais trop tard pour Dieu», écrivait Lytta Basset… et j’aime mieux cela! Le trop tard de l’histoire fait écho aux appels pressants des prophètes de la Bible: si souvent pour que les auditeurs réagissent, ils ont crié à l’urgence au retournement de leur cœur et au changement d’attitude, pour qu’ils se mettent à rechercher l’équité et à réveiller les solidarités. Aujourd’hui, pour nous qui lisons les prophètes et les évangiles, il y a urgence à écouter l’appel de la miséricorde divine et humaine pour les plus démunis. A l’aide de nos multiples richesses (matérielles, affectives, cognitives, sociales), ouvrons nos portes et nos cœurs à autrui et refusons courageusement d’empêcher que se creusent des abîmes infranchissables entre les humains. Il en va de notre présent et de notre avenir!

Daphné Reymond

Prière: Seigneur, éveille en nous la conscience de ce qui est urgent. Donne-nous le courage de refuser les abîmes qui se creusent entre chanceux et miséreux, pays riches et peuples malmenés, entre les groupes de gens différents, entre les individus. Au nom de ta miséricorde donnée à toute l’humanité.  

Référence biblique : Luc 16, 25 - 31

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