Dimanche 24 juin 2018

Esaïe 40,12-17


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De la mer et des cieux, qui a jaugé l’immensité? Qui a pesé les montagnes et cubé la poussière? Qui évalue l’esprit du Seigneur, le conseille et l’instruit? Les nations ne sont que gouttes et les archipels poussières… En développant à plaisir cette image d’un Dieu qui mesure, jauge, évalue et garde secrets pour un temps ses desseins (13), le chant prophétique loue la maîtrise absolue du Créateur et défie quiconque, même équipé d’instruments sophistiqués, de « comprendre » l’univers dans sa globalité. Les scientifiques ne peuvent que prendre conscience, comme Blaise Pascal, de son immensité et de leur petitesse. Encore faut-il qu’ils se rendent au mystère de la grandeur – seule notion propre à figurer la Transcendance… de Dieu! Ils colonisent l’existant, mais ne peuvent créer de l’inédit. Les « nations », en ce qu’elles représentent de menaçant pour Israël, ne sont que le surplus du seau qui a contenu la matière vivante fragile et instable, la « chair ». Comme celui de la germination, le mystère du monde et de l’amour divin qui l’a fait naître, ne reste approchable qu’à celui qui se sait enfant de Dieu, ne cherche pas à supplanter son Père, recevant de lui toute intelligence. Il devient fraternel à tous.


Prière: « Que le semeur dorme ou veille, la semence germe et grandit, il ne sait comment. » (Mc 4,26-29) « Ce n’est pas à cause d’une capacité personnelle que nous pourrions mettre à notre compte, c’est de Dieu que vient notre capacité. » (2 Co 3,1-6)  

Référence biblique : Esaïe 40, 12 - 17

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